Si on me dit "F" "I" "L",
Trois lettres infinies.
Le F une fugue qui ce prolonge, ce F qui fuit le temps et file entre nos doigts, dans le chas de l'aiguille. Un son que l'on murmure a l'oreille la plus fine.
I, son interminable à notre oreille, il est partout, se dissimule au choix.
L, une lutte, un espoir, qui s'envolent dans nos rêves les plus fous.
Le fil, il bouge, il s'entortille, il est apparut comme ça en écoutant une chanson de Camille, son fil.
Le mien, celui qui s'enroule autour d'une mèche de cheveux, il se mélange, il est coloré, il n'a qu'un temps, il se transforme, il est unique.
Le fil de l'eau, il suit sont cours ou n'en fait qu'à sa tête, comme celui de notre vie, des jours interminables et parfois trop rapides, des jours que l'on passe à tricoter pour un bébé qui vient de naître, un nouveau fil. Tout le monde en a un, et notre vie ne tient qu'à lui, si on le coupe, tant pis c'est la vie, il passe d'une aiguille à l'autre.
Une bobinne déroulée, elle se défait une marche après l'autre, on court après pour qu'elle n'aille pas plus loin, des fois c'est trop tard le chat l'a attrapée.
Le fil des pages, un livre, un vieux livre, celui là lie les pages entre elles, il attise notre curiosité.
Celui qui tisse nos amitiés, nos amours, et tout ce qui nous entoure.
Le fil de "la Linéa" d' Osvaldo Cavandoli, un tracé simple qui fait vivre un homme sur une ligne horizontale qui n'a de limite que par la volonté du crayon de son dessinateur. Il apparaît, disparaît, il se transforme, se cache, il est éternel.
Fil de fer résistant, et sa soeur de laine douce et précieuse, couturières et ouvriers, deux mondes mélangés fil-à-fil.
Le fil de l'antropie, qui nous relie entre nous, celui de l'osophie qui nous fait reflechir, ils sont les plus importants sans doutes.
À l'autre bout du fil, une autre personne qui rit ou qui pleur, il nous raconte a son tour son fil de vie qui court.